Samuel Gawith - Brown Sugar flake

Samuel Gawith - Brown Sugar flake

Vue : Flake franchement brun avec quelques stries blanches.

Nez : On est dans le registre pâtissier, de petit-déjeuner, chocolatier ... Je perçois pourquoi pas, et comme le nom de ce tabac l'indique , du sucre roux mais aussi de la mélasse, du chocolat, de la brioche ... Une odeur se détache peut-être sensiblement des autres, celle de la chicorée Leroux. Si vous avez eu un père ou un grand-père en ayant consommé, ça vous parlera

Toucher : Ha oui ! Svejk n'a pas tort, une franche sensation d'humidité. Flake épais comme ceux que je connais des Gawith.

Combustion : Fumé une fois dans une maïs, l'autre dans une bruyère industrielle. Svejk a encore raison, à savoir que la saveur "Lakeland" que je parviens à décrire comme étant "médicamenteuse" est absente. Je dirais que la perception de la fumée est à l'avenant de celles du nez. Peu évolutif par ailleurs. La boisson idéale pour l'accompagner ? Un café !

Est-ce que j'ai aimé ? Oui assurément (freedent94)

e dois dire que je suis très surpris par l'apparence de ces flakes. Ils n'ont à mon avis rien de flake de chez Samuel G., que je connais pourtant bien les ayant quasiment tous fumés.
La taille déjà, plus menus, plus courts. Plus finement coupés aussi (les miens en tous cas). L'aspect des brins de tabac aussi, mais c'est difficilement explicable... plus homogène, uniformément unis... je ne sais pas comment dire. Au touché, ensuite, plus souple et un touché gras presque huileux.

Bref je suis surpris, charmé aussi, je trouve ces petits flakes tout à fait exquis.

Le nez est très agréable, discret, mais complexe. J'y trouve des odeurs de noix, d'huile végétale, de bretzel, de malt et de farine de seigle, le tout enveloppé de douceur. Absence complète de notes Lakeland, pour tout dire ça ne me rappelle pas non plus les Va de chez Gawith.

Au feu maintenant !

La fumée est sombre et crémeuse, plus puissante que ce que le nez pouvait laisser attendre, mais aromatiquement discrète. C'est du tabac, basta. Pas de douceurs, pas de topping, pas de chichi, pas de complexité, pas d'évolution.
Même si c'est bien fait je ne suis pas emballé, je m'ennuie un peu. Et comme par hasard je ne reconnais pas non plus le type de fumée des Va de la susnommée maison ???

Dis donc Svejk t'es sur que c'est un SG ou bien tu nous a concocté un petit piège ? C'est peut-être moi qui ai les sens déboussolés, allez savoir ?

Au final, j'ai eu bien plus de plaisir à observer, manipuler et sentir ce tabac qu'à le fumer. Somme toute une découverte intéressante et intriguant. (François C)

J'avoue que je suis assez embarrassé cette fois pour donner mon avis car je n'ai pas aimé ce tabac mais sans raison raisonnable: de la pure et simple intolérance, désolé.
Et pourtant, il partait avec un très gros a priori positif :
- tabac naturel
- maison réputée que j'apprécie particulièrement
- originalité des ingrédients (base de VA mais avec du Cavendish du burley et une pointe d'orientaux)
- 11 messages sur tobaccoreviews totalisant le maximum de points

Visuellement, il s'agit de très beaux flakes, d'une belle couleur profonde.
Au nez, l'odeur est alléchante: comme l'ont relevés mes collègues, il y a quelque chose de la mélasse, du malt mais avec un côté masculin. Certainement la fameuse chicorée, je crois sur parole, même si je ne l'ai jamais sentie.
Bref, c'est du tout bon.

Allumage et 1er tiers :
Se passe pas grand chose. Ca fait de la fumée, il y a un ce goût disons de chicorée qui ressort de manière légère mais c'est à peu près tout.
Ensuite (2ème et 3ème tiers) :
La fumée prend nettement du corps. Je la trouve crémeuse. Oui, comme le dit freedent avec un large sourire, ça doit bien se marier avec un café.
Par contre, il n'y a pas d'évolution, uniquement ce goût de chicorée crémeuse qui devient vite monocorde et qui gentiment me gave. A la fin, j'en deviens même allergique, ça devient écœurant.

Mais que c'est-il passé ?
Je me demande si c'est moi qui n'étais pas de bonne ce soir et que j'ai passé mes nerfs sur ce pauvre vieux sans raison ou si c'est vraiment un foutu vicelard, ce Brown sugar.
Et figurez-vous qu'après réflexion, je suis convaincu que c'est bien sa faute et pas la mienne.
Pourquoi ?
Je vais vous le dire.
Ben parce qu'un Virginie, c'est une gamme de tabac qui va du léger au fort. Il y a en des tous fluets et blondinets, il y en a des moyens et il y en a des passablement costauds, voire des très costauds comme le Bad Nun.
Vouloir corser le tout avec du Burley, je comprends la logique même si je préfère un VA pur fort. Quoique dans ce genre, le nouveau Three Nuns avec son Kentucky, en le laissant quelques mois/ans en cave, c'est très bon et autrement plus sérieux que ce Brown sugar.
Vouloir adoucir le tout avec du Cavendish, je comprends également même si je n'apprécie pas. Autant fumer un VA blondinet.
Mais faire les deux à la fois, en mariant du sirupeux à du viril, moi je dis qu'il faut être tordu.
Ce crémeux si présent, je l'ai donc identifié: ça provient du mariage de la mélasse du Cavendish avec la solidité du burley. Ca a peut-être un aspect cohérent, mais au fond, ça ne peut que partir en vrille. C'est comme faire du rosé en mélangeant du blanc et du rouge.

Bref, vous l'aurez compris, ce tabac, ce n'est pas ma tasse de thé.
Comme c'est un tabac naturel qui ne chauffe pas trop et qui a du goût, je suis conscient que beaucoup vont être choqués par mon analyse (en tout cas les 11 testeurs de tobaccoreviews, même si la probabilité qu'ils tombent sur ma petite chronique en français est quasi nulle) en disant que je suis totalement passé à côté et que ce tabac est une petite merveille.
Heureusement qu'il y a une multitude de tabacs sur le marché, pour tous les goûts et que chacun peut fumer ce qu'il aime. (Gilles Suisse)

Le flake est plutôt appétissant, uniforme, de belle couleur. On retrouve l'aspect grassouille de SG au toucher, en tout cas même après plusieurs jours d'attente dans le sachet, les brins restent souples - ces quelques jours n'auront pas été de trop pour atténuer cette humidité.

Au nez, c'est très agréable : odeurs de foin, de cuir, chocolatées, avec du fruit sec genre abricot et figue. Tout cela met en appétit !

L'allumage est aisé, mais le bourrage parfois délicat des flakes (en tout cas chez moi !) fait qu'on y revient de temps en temps pour y remettre le feu. Ce qui surprend en effet par rapport aux autres de la famille SG, c'est qu'on y retrouve... ... du tabac, et rien que du tabac ! Rien de surprenant me direz-vous, mais on se sent dans le registre du 'naturel' qui n'est pas pour déplaire non plus.

Si tout cela a de la rondeur, apportée certainement par le cavendish, j'ai trouvé peu d'arômes, conférant à une certaine austérité et uniformité tout au long du fumage. Quelques notes citronnées et d'épices, surtout au premier tiers, apportent un peu de peps à l'ensemble. La deuxième moitié est plus ample, plus ronde, avec des saveurs beurrées de viennoiseries point désagréables. Mais globalement, on fume bien du tabac !

C'est bien fait, c'est plutôt équilibré, probablement un peu décevant par une certaine linéarité qui peut lasser par son manque de richesse aromatique, même si par quelques parfums ça et là on aurait envie de dire : "Allez, va plus loin !". En fait je suis un petit peu mitigé, ou peut-être intrigué, et il faudra certainement y revenir avec d'autres pipes pour asseoir les impressions. J'ai le sentiment que c'est un tabac qu'on aime beaucoup ou pas du tout et qu'il faut y trouver la pipe qui lui correspondra. (EtienneB)

Des flakes plutôt fins pour du Samuel Gawith, mais irréguliers, ce qui est par contre assez typique. Ils sont sombres, sur le brun et le noir. Trop humides pour être fumés tels quels.

Le nez me semble assez pauvre, essentiellement sur les fruits secs (pruneaux séchés), austère.

Sur une première dégustation, à l'image du nez avant fumage les premières bouffées me semblent bien pauvres en arômes et bien fades en bouche. Le black cavendish n'apporte objectivement rien d'intéressant, pas même un peu de rondeur (la fumée est plate et le mélange manque de corps, de mâche). Le virginie peine à délivrer des arômes de fruits secs typiques de la maison (raisin sec) avec un léger boisé. En bouche, c'est acide et sucré. Le tout n'est pas désagréable, léger. Le mélange a même une petite tendance à gagner en caractère dès la moitié de la pipe. Des notes fruitées et d'agrume enrichissent enfin la palette aromatique qui était jusqu'à présent bien trop ténue pour être intéressante. Dès lors, sans atteindre des sommets de richesse ou de complexité, c'est déjà mieux.

Et c'est de mieux en mieux ; avec un très léger côté épicé qui s'installe et se renforce petit à petit, au même titre qu'une rondeur bienvenue, et le boisé du burley qui gagne en richesse. De fade et plutôt mou au départ, ce mélange se révèle enfin et s'exprime pleinement au dernier tiers, comme enfin libéré.

Le Brown Sugar Flake mérite bien son nom car bien que tout à fait naturel (je ne sens ni aromatisation, ni sucres ajoutés à outrance), il est bel et bien sucré tout au long du fumage, y compris jusqu'à la finale pleine et riche. C'est finalement et à mon sens le seul apport notable et intéressant du black cavendish, terne au plan aromatique.

La finale est riche, complexe, pleine de rondeurs, roborative. Il y a des fruits secs, sombres, sur les pruneaux, des agrumes acidulés, sur le citron jaune, une note boisée, profonde (acajou), de la noix et des épices (poivre blanc). En bouche, c'est sucré, acide et amer. Quelle finale ! Cela valait la peine de patienter jusque là après un démarrage plus que poussif, trop léger à mon goût et manquant d'expressivité. Arrivé à ce stade, c'est tout le contraire, où chacun des composants s'exprime pleinement.

Sur une seconde dégustation, et après séchage plus prolongé, les arômes ont été plus riches dès le départ, avec outre l'arôme de pruneaux séchés de la mélasse et un soupçon d'épices (poivre gris, cannelle). Il y a également eu plus de rondeur. J'ai retrouvé le boisé du burley, mais plus prononcé. Ceci étant, je n'ai pas retrouvé l'explosion aromatique de la finale précédente (dommage), et la linéarité de cette seconde dégustation trop douceâtre à mon goût finit par rapidement m'ennuyer... Intrigant mais globalement pas mon genre.

Points forts : évolution, richesse et complicité de la finale sur la première dégustation

Points faibles : démarrage lent sur la première dégustation, linéarité sur la seconde, humidité excessive des flakes

Note : 12/20 (Charles)

Pour commencer, au vu de vos opinions, je suis vraiment étonné. Quand je lis que ce tabac "est un ovni chez Samuel Gawith" :shock: :shock: je me demande si on a fumé la même chose
Pour moi ce tabac est un tabac typique de chez Samuel Gawith. Pour résumer, je trouve ce tabac à mi-chemin entre Best Brown Flake, Full Virginia Flake et Rum Flake (de chez Gawith & Hoggarth).
Un tabac humide (comme d'habitude avec les VA de chez SG), qui dévoile ses aromes naturels une fois un peu séché (et émietté dans mon cas) : j'y trouve de la melasse, du sucre de canne, du bois, le côté étuvé du FVF, les aromes boisé/végétaux (un peu caoutchouc) du BBF et les épices (sirop d'érable et rhum) du RF.

Première pipe : en matinée :
Au fumage, il démarre sur de belles notes sombres (végétales et boisées) et bien sucrées : miam ! Entrent ensuite en scène les épices, les bois exotiques et les saveurs plus sombres (étuvées). Aucune agressivité, pas d'amertume, des notes patissière... de ... baba au rhum ?
Après quelques minutes, la fumée gagne en crémeux, des notes de cuir, de caramel.
Sur la fin il s'assombrit encore, j'y trouve une note de gousse de vanille.
Pas de grande évolution au cours du fumage, mais de beaux arômes présents tout au long.

Deuxième pipe : en soirée :
...Hum, c'est un peu léger... les arômes sont très discrets, la fumée est agréable, mais un peu "simple"... en fait, c'est ma faute : ce n'est pas un tabac à fumer en fin de journée !

Résultat des courses :
Dans la lignée de BBF (c'est le tabac dont il s'approche le plus à mon avis), à savoir un tabac qu'il faut savoir apprivoiser, à déguster le matin de préférence, avec un palais "frais". C'est d'ailleurs dans ces mêmes conditions que j'apprécie le plus le BBF et le FVF.

Pour l'apprécier, il faut trouver les bonnes conditions (le bon moment, la bonne pipe etc.). Je l'ai trouvé très sympa et un peu plus facile d'accès que le BBF et le FVF, moins complexe également, je le place donc en dessous de ces deux références, mais je pense qu'après un peu de vieillissement et avec une boite complète pour le découvrir il sera certainement un très agréable compagnion ! (CharlesE)

1ère dégustation le 10 mai vers 20h - Pot Jean du Toit
A l'ouverture du sachet je trouve de beaux flakes noirs et collants avec une forte odeur de pruneau.
Vu le degré d'humidité perçu je décide de les laisser sécher environ 1 heure après les avoir découpés en "cube cut"
Après un allumage un peu laborieux, le mélange dégage une fumée très épaisse. Par contre je peine à desseller le moindre goût...
C'est vraiment curieux cette fumée omniprésente mais légère pratiquement insipide...
La combustion se passe bien et la pipe ne chauffe pas par contre pas d'évolution, je reste donc sur ma faim et décide de sortir le reste du tabac de son sachet plastique pour le mettre dans un boite en fer carré et de l'oublier une semaine.

Second shot le 24 mai vers 21h - Reverse Calabash Moretti
Au toucher c'est déjà mieux : Les flakes sont souples mais plus collants au toucher. Par contre je ne retrouve pas le pruneau.
Re cube cut et allumage un peu plus facile. Je retrouve rapidement la belle fumée épaisse toujours aussi light au début. Puis après quelques minutes, un petit goût de poivre se déclare timidement sur ma langue pour y rester à son aise jusqu'à la fin du fumage. Mis à part celui ci, l'expérience est assez semblable à ma première fois : Peu de saveur, peu d'évolution, je reste sur ma faim et ne prend pas vraiment de plaisir... Il me reste encore 1 pipe à fumer, je reconditionne ce dernier tiers dans son sachet plastique.

Last game le 11 juin vers 21h - Corn Cob
Ce coup ci j'émiette consciencieusement le tabac (et c'est long) et je bourre pas trop serré ma pipe. L'allumage est simple, le mélange à encore séché depuis la dernière fois, la combustion est bonne et la fumée toujours aussi dense. Rapidement le petit goût de poivre arrive lui aussi pour titiller mes papilles mais c'est tout, rien de plus. J'ai même un peu de mal à finir mon bol...

Conclusion : Un tabac pas fait pour moi ! Je suis probablement passé à coté mais je n'ai éprouvé aucun intérêt gustatif à son fumage.
Moi qui apprécie grandement le Old Dark Fired de MB, je le trouve à des années lumières de celui ci ! Manque d'expérience ou papilles au bout du rouleau, I don't know ! (higgins)