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Alexander Syrma

Instagram Alexander Syrma

Alexander Syrma est né en 1983, en Ukraine, qu'il a quitté avec ses parents pour Israel, où il vit désormais dans la région de Tal Aviv, à Rishon LeZion. C'est à l'âge de dix spet ans qu'il est devenu fumeur de pipe.

Alexander SyrmaSes goûts le portent vers les interprétations danoises des formes classiques: droites ou légèrement courbées, avec une prédilection particulière pour les modèles "brandy", "billiard" et "apple" – toutes ces formes qui tiennent naturellement bien en main

Alexander est amateur de virginie et de virginie/perique : Capstan Yellow, Orlik Golden Sliced, Escudo Navy Deluxe, Dunhill Navy Rolls, mais il revient parfois à des anglais comme le Pease Quiet Nights. Au fil du temps, préférant compter sur le temps, il préfère laisser ses boites reposer pendant au moins cinq ans.

C'est en 2011 qu'il taille sa première pipe, à partir d'un bloc pré-percé. Il lui aura fallu trois cent heures pour que le résultat le satisfasse. Cette première pipe lui aura appris la patience.

C'est sur un forum russe, fréquenté notamment par Alex Florov, Sergey Ailarov et Alexey Kharlamov, qu'il va apprendre l'essentiel. Et Ailarov continuera à le conseiller.

Sa passion pour l'objet l'ammène à devenir collectionneur : Ulf et Per de S. Bang, J. Alan, Tom Eltang, Hans "Former" Nielsen, Jess Chonowitsch, Peter Heding, Alex Florov, Sergey Ailarov, et bien d’autres encore, tous les maîtres dont il admire profondément le travail. Pour lui, leurs pipes ne sont pas de simples objets, mais l'expression de leur maîtrise, et aussi l'objet d'étude.

Cela l'amène, dans son propre travail, à rechercher l'harmonie, quand la forme, la fonction et la matière s'unissent avec naturel, pour créer une pipe qui tienne bien en main, qui soit agréable à regarder, et qui devienne une compagne de confiance au quotidien.

Sa bruyère provient essentiellement de Toscane et de Sicile, qu'il trouve chez Manno, sélectionnant la catégorie la plus élevée, "Selected". Il la laisse encore reposer de trois à cinq ans.

Ses tuyaux sont en ébonite noire, allemande ou japonaise, mais il peut aussi employer de l'acrylique, de l'ébonite colorée, ou de la résine. Il use de décorations avec parcimonie : bouleau, palmier noir, buis, ivoirite, corne, ou argent massif.

Alexander est ingénieur en chimie, il ne produit donc qu'une vingtaine de pipes par an, la plupart sur commande. Le processus commence par un échange – sur la forme, la finition, les matériaux, les proportions. Il dessine la pipe sur papier, en passant souvent par plusieurs versions avant d’obtenir le résultat qui lui convient.
À partir de là, le dessin est reporté sur le bruyère. Le bloc est découpé, percé au tour, puis le tuyau est usiné, percé et ajusté. Le façonnage grossier est réalisé à la machine, mais la forme finale est toujours obtenue à la main – à l’aide de limes et de papier de verre, en affinant progressivement chaque ligne.
La finition est un processus lent : ponçage, teinture, lustrage, polissage. Rien n’est fait à la hâte.

Trois catégories sont proposées :
Terra – des pipes sablées, brutes et agréables au toucher
Luna – des pipes lisses présentant un grain droit ou flammé très expressif.
Eclipse – réservée aux pièces les plus rares, avec un grain droit impeccable à 360°.

Considérant qu'une pipe ne doit pas seulement être belle, mais aussi fonctionnelle, il accorde beaucoup d'importance à des points comme le passage de l'air, un perçage à 4mm, sans oublier la liaison tenon-mortaise - ses tenons sont en Delrin. Un perçage profond du bec en V, une épaisseur de 3,7mm, pour allier confort et durabilité. Pour lui, les performances d’une pipe dépendent de deux facteurs : la nature de la bruyère et la précision de l’artisan.
Sa responsabilité porte sur ce dernier aspect : amener la conception technique aussi près que possible de la perfection.